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Alors que partout dans le monde, les prix alimentaires connaissent une forte augmentation, certains pays commencent à prendre des mesures. C’est le cas de l’Indonésie, pays en voie de développement dont la population est particulièrement vulnérable face à cette flambée des prix. Première mesure prise: s’équiper d’une base de données sur l’état des marchés agricoles pour mieux évaluer et anticiper leurs retournements, dans l’optique d’améliorer la sécurité alimentaire du pays et de lutter contre l’inflation.
Pour le ministère de l’Agriculture indonésien, une politique générale de lutte contre la flambée des prix alimentaires ne se fera, en effet, pas tant que les autorités n’auront pas à leur disposition des informations claires sur l’état des marchés agricoles, notamment les fondamentaux physiques en termes de niveau de production, de stock, de réserves, ou de volume d’exportations qui manquent cruellement.
Disposer de ces informations est la préalable nécessaire à toute mesure de régulation. C’est ce que rappelle le ministre de l’Agriculture Ir.H.Suswono: « Des données fiables et précises sur l’état des marchés agricoles sont indispensables pour que le gouvernement puisse agir. ». Le ministère de l’Agriculture a donc signé un accord avec une agence de statistiques nationale qui doit lui fournir sur les quatre prochaines années, des données concernant les secteurs des cultures vivrières, de l’horticulture et de l’élevage.
Cette initiative est d’autant plus importante que le pays assure la présidence de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), et que des liens étroits se sont forgés avec la France, qui préside le G20. Pour l’heure, l’Indonésie soutient l’idée de la régulation des marchés agricoles et le fait que le gouvernement ait décidé de se procurer un outil pour améliorer la transparence sur les marchés agricoles, est donc un signe positif pour l’avenir…
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