A l’occasion du Foreign Affairs Day le 1er mai dernier, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a mis l’accent sur la sécurité alimentaire. Traditionnellement consacré aux citoyens américains ayant donné leur vie à l’étranger au service de leur pays, le Foreign Affairs Day est également devenu l’occasion pour le secrétaire d’Etat américain (l’équivalent du ministre des affaires étrangères français) de définir les priorités politiques pour les mois à venir. C’est dans ce cadre que la secrétaire d’Etat a abordé la question de la sécurité alimentaire : soulignant la dimension vitale de la production et productivité agricole, Hillary Clinton a expliqué que le temps de la règle unique (« one size fits for all ») était révolu. « Certains pays ont beau appartenir au même hémisphère ou avoir des frontières communes, chacun sait que historiquement, culturellement, démographiquement, ou à beaucoup d’autres égards, on ne peut les mettre dans le même panier », a-t-elle ajouté. Est-ce à dire que des réglementations régionales en matière agricole seraient acceptables ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que le nouveau représentant américain pour le commerce, Ron Kirk, a récemment déclaré lors d’une visite au siège de l’OMC qu’il souhaitait conclure le cycle de Doha « aussi vite que possible »1. 1 Cité par Agrapresse, 18 mai 2009 |