| |
|
Hausse du prix du lait : le « panier de la ménagère » s’affole | 17 décembre 2007 | Dès janvier 2008 le prix d’achat du lait aux producteurs va augmenter de près de 40% par rapport à l’année précédente. Cette hausse va directement se répercuter sur les industries aval ainsi que sur les consommateurs en impactant le budget « produits laitiers » des ménages français. Ainsi, d’après Olivier Picot, président de l’association de la transformation laitière (Atla), les Français payeront entre 5 et 10% plus cher lait, yaourts, fromages et crèmes. Sachant qu’un moyenne 1,8% des dépenses totales de ménages français sont consacrées à ce type de produits, une hausse de 10% représente un coût supplémentaire de 6 euros par mois ! La Fédération nationale des producteurs de lait explique cette situation par des « tensions exceptionnelles sur les marchés » sur lesquels l’offre s’ajuste très lentement à la demande, ce qui est l’une des spécificités du secteur agricole par rapport aux secteurs économiques traditionnels. En ce sens, Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, a récemment encouragé les producteurs laitiers à accroître leur production de 10 à 15% d’ici la fin de la campagne 2007/2008 afin d’endiguer cette hausse des prix. Doit-on pour autant conclure que cette stratégie de « stop-and-go »1 , à l’instar de celle menée au Royaume-Uni par le gouvernement de Margaret Thatcher, est la réponse à l’instabilité structurelle des marchés des matières premières agricoles ? Au contraire, il est fort à parier que ce type de politique conduise brutalement à la situation inverse sans que la structure productive nationale et internationale n’ait eu le temps de s’y adapter et ce d’autant plus que l’incertitude domine sur les marchés agricoles et qu’il n’’est donc pas si aisé de prévoir de quoi demain sera fait2 . C’est pourquoi le maintien d’outils de régulation adéquats pour l’ensemble des acteurs du marché : producteurs, industries en aval et des consommateurs finaux est plus nécessaire que jamais. | 1 Cette stratégie consiste à relancer la production en période d’insuffisance de l’offre « Go » et à la freiner en cas de surproduction « Stop ». 2 Voir notre Regard sur l’actualité intitulé : « Prévisions des cours des marchés agricoles, vers davantage d’incertitude » daté du 10.12.07 | |
| |
| | |
|
| |
|
Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
| |
| | |
| |
| | |
| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
|