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Hausse des prix des matières premières agricoles : l’Europe redoute un « choc alimentaire mondial » | 14 avril 2008 | Louis Michel, commissaire européen au Développement, a déclaré le 8 avril dernier qu’« un choc alimentaire mondial se profile, moins visible que le choc pétrolier, mais avec l'effet potentiel d'un vrai tsunami économique et humanitaire en Afrique ». Les craintes de Louis Michel sont d’ores et déjà visibles puisque la hausse des prix des produits alimentaires de première nécessité a provoqué ces dernières semaines une série d’émeutes et de violences dans un grand nombre d’Etats, notamment sur le continent africain. L’Union Européenne n’est pas seule à exprimer son inquiétude. La Banque mondiale, par la voix de son président Robert Zoellick, estimait le 13 avril que 33 Etats dans le monde étaient susceptibles de subir des tensions sociales du fait de la hausse des prix alimentaires. Selon Louis Michel, l’Europe doit respecter ses engagements en matière d’aide alimentaire tout en restant tributaire des décisions des Etats membres auxquels il lance un « appel vraiment pressant » pour apporter les solutions qu’impose l’urgence de la situation. Si l’Union européenne a déjà augmenté la part consacrée à l’agriculture dans le cadre du budget du Fonds européen de développement (FED) pour la période 2008-2013, force est de constater que l’impact de la volatilité des matières premières agricoles sur l’équilibre alimentaire mondial nécessite une gestion concertée des Etats et la mise en place de mécanismes de régulation des marchés agricoles internationaux.
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| | Paris, le jeudi 20 juin 2013 |
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