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G20 : un signal politique fort pour repenser la gouvernance agricole mondiale |
20 Juin 2011 |
Le sommet du G20 agricole approche. Journalistes, experts et hommes politiques multiplient les articles et les déclarations en préparation de cet événement majeur. Nicolas Sarkozy et son ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, ont en effet décidé de s’attaquer à l’un des aspects les plus préoccupants des marchés agricoles : la volatilité excessive des prix.
Les 22 et 23 juin prochains, Bruno Le Maire va ainsi tenter de convaincre ses partenaires d’approuver cinq propositions pour lutter contre la volatilité excessive des prix :
• Réinvestir dans l’agriculture afin d’améliorer les rendements et la productivité ;
• Améliorer la transparence des marchés avec la mise en place d’une base de données AMIS (Agricultural Market Information System), répertoriant les stocks de produits agricoles par pays ;
• Renforcer la coordination internationale afin d’éviter des restrictions brutales d’exportations, comme cela avait été le cas en 2010 ;
• Créer des stocks d’urgence dans les pays en développement pour leur permettre de ne pas subir la volatilité des prix à la hausse ;
• Et enfin accroître la régulation financière sur les marchés dérivés en agriculture pour réduire la spéculation.
Etant donné l’importance des enjeux liés aux questions de la sécurité alimentaire et la divergence des points de vue entre les différents acteurs, arriver à un consensus ne sera pas chose facile. Certains pays, comme le Brésil, ne veulent notamment pas entendre parler d’encadrement des marchés et prônent plutôt le développement de l’offre. D’autres, comme les Etats-Unis, sont peu favorables à la constitution de stocks de réserve. Enfin, si la mise en place d’une base de données sur les stocks de produits agricoles semble être un objectif plus facilement atteignable, sa réalisation demandera aux Etats beaucoup de temps et d’efforts.
Si le chemin risque d’être long avant de parvenir à un accord, les décisions qui seront prises au G20 n’en constitueront pas moins un signal politique fort lancé à la communauté internationale pour repenser la gouvernance agricole mondiale sur des bases assainies.
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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