Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Faire entendre la voix des agriculteurs sur la scène internationale

14 Avril 2014


L’Organisation Mondiale des Agriculteurs (OMA/WFO) s’est réunie en assemblée générale du 26 au 29 mars à Buenos Aires. L’occasion pour cette organisation internationale, qui a rassemblé plus de 70 organisations agricoles de 50 pays différents, d’élire à sa tête, Peter Kendall, ancien Président du principal syndicat agricole britannique (NFU) pour un mandat de deux ans. Ce dernier a ainsi rappelé que « nourrir une population grandissante [était] le principal défi auquel fait face le monde aujourd’hui. Il est vital que les agriculteurs soient unis et forts afin de trouver les meilleurs solutions pour répondre à cette demande ».

Constituée en 2011 et basée à Rome, la WFO a justement pour but de représenter les intérêts des agriculteurs auprès des instances internationales telles l’ONU, l’OMC, la FAO ou encore le FMI et d’œuvrer pour la sécurité alimentaire. Comment s’adapter dans un contexte instable marqué par des risques naturels et de marché diffus ? Comment replacer l’agriculteur au cœur des décisions relatives à l’avenir de l’agriculture et de la sécurité alimentaire ? Autant de problématiques qui chaque année sont débattues lors des assemblées générales.

Car pour le WFO, l’Agriculture est spécifique, et doit être reconnue comme telle, notamment au sein des négociations commerciales. Les agriculteurs – qu’ils viennent de pays industrialisés et à plus forte raison de pays en développement – ont besoin de pouvoir lutter efficacement contre l’hypervolatilité structurelle des marchés agricoles à l’aide de mécanismes et de structures adaptées (risk management, renforcement des coopératives…).

L’amélioration de la gouvernance mondiale n’est plus une option mais une nécessité en matière de sécurité alimentaire et d’agriculture. Ainsi que le préconise momagri, elle pourrait à terme s’incarner dans un Conseil de sécurité alimentaire qui coordonnerait l’action des Institutions internationales concernées. Cependant, sans volonté politique, sans véritable engagement des Etats à poursuivre ces objectifs, sans prise de conscience collective des dangers d’un libéralisme non régulé, la mise en place de cette gouvernance agricole mondiale pourrait être une entreprise particulièrement difficile.


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Paris, le samedi 23 septembre 2017