En juillet, la Russie a été frappée par une vague de sécheresse sans précédent et en quelques semaines, le prix du blé a explosé, déstabilisant du coup, l’ensemble des marchés agricoles internationaux. Aujourd’hui, l’inflation sur le blé s’est, en effet, répercutée sur le prix de la viande et plus particulièrement sur le poulet, le bœuf et le porc.
Selon la FAO, les prix de la viande ont déjà augmenté de 10% depuis le début de l’année. Une des raisons est que les éleveurs de viande, dont les charges concernent pour les 2/3 l’alimentation animale essentiellement à base de céréales, ont été touchés par la hausse du blé. Par exemple, le porc français qui est nourri à 60% de céréales, voit son coût de production augmenter de 4 centimes si la tonne de céréales augmente de 10 euros.
Un phénomène qui montre clairement que tous les marchés agricoles sont interconnectés et qu’un déséquilibre sur l’un d’entre eux, déstabilise l’ensemble des marchés. Les marchés agricoles doivent donc être pensés et gérés de façon globale en plus de la gestion par filière comme c’est le cas actuellement. Pour cela, la mise en place d’une structure internationale rassemblant tous les acteurs du monde agricole, est nécessaire et urgente. |