Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

Chute drastique des prix alimentaires mondiaux...
jusqu’au prochain retournement

21 Septembre 2015


La FAO vient d’annoncer une baisse mensuelle record des prix alimentaires mondiaux depuis décembre 2008, soit un recul en moyenne de 5,2% entre juillet et août. Une chute sévère pour des secteurs, comme ceux du Lait, du porc, du bœuf et des céréales, déjà en crise.

Plus précisément, en août 2014, l’indice FAO des prix des produits alimentaires était de 212 pour la viande, de 200,8 pour les produits laitiers, de 182,5 pour les céréales, de 166,6 pour les huiles végétales, de 244,3 pour le sucre. En août 2015, l’indice FAO pour ces mêmes produits est tombé à 172,9 pour la viande, à 135,5 pour les produits laitiers, 154,9 pour les céréales, 134,9 pour les huiles végétales et 163,2 pour le sucre. Parmi les secteurs les plus touchés, celui des produits laitiers dont l'indice FAO a plongé de 9,1 % en août.

En cause ? L'abondance de l'offre, explique la FAO. Par exemple, les perspectives de récoltes mondiales établies par la FAO se chiffrent à 2,54 milliards de tonnes, soit 13,8 millions de tonnes supplémentaires par rapport à 2014 – déjà une année faste. Mais pas seulement. D'autres facteurs ont contribué à cette baisse, notamment le recul des prix de l'énergie et les préoccupations suscitées par le ralentissement de l'économie chinoise et ses conséquences négatives sur l'économie et les marchés financiers mondiaux.

Cette baisse drastique est un nouveau coup dur pour les agriculteurs qui subissent déjà de plein fouet la libéralisation des échanges internationaux sans « garde-fou » pour faire face entre autres à la sortie des quotas laitiers ou sucriers en Europe, ou encore à la multiplication des accords de libre-échange à l’instar du partenariat transatlantique. La situation est d’autant plus anxiogène que la financiarisation de l’agriculture, la volatilité excessive, à la hausse comme à la baisse, sans compter l’existence de facteurs exogènes ne permet pas d’établir des prévisions pérennes sur le long terme. Les cours agricoles ne sont pas à l’abri d’un brusque retournement, entrainant une hausse brutale des prix des matières premières agricoles, avec les conséquences socio-économiques désastreuses que l’on a pu vivre en 2007/2008.

Dans ce nouvel environnement imprévisible et instable, il apparaît alors primordial de disposer d’outils d’aide à la décision plus réaliste, à même de faciliter la compréhension du fonctionnement des marchés agricoles. C’est dans cette optique que le Modèle Momagri a été conçu et développé par notre Think tank.


Haut de page
Paris, le samedi 23 septembre 2017