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Blocages sur le prix du lait | 13 octobre 2008 | La tension est à son comble entre les producteurs de lait et les industriels qu’ils fournissent : les négociations interprofessionnelles initiées au mois de septembre n’ont pas abouti, chacun étant resté sur ses positions. Et pour cause : si les charges liées à la production laitière ont augmenté de 20% sur les 12 derniers mois, ce surcoût est loin d’être pris en compte par les industriels du lait, qui font valoir leur incapacité à répercuter cette hausse sur leurs marges « avant », imposées par la grande distribution. Comme l’explique le PDG du groupe Entremont Alliance Christian Mazuray1, « les hausses de 11% (…) passées auprès de la grande distribution au premier semestre ne couvrent pas les pertes enregistrées sur [les] activités d’exportation de poudre de lait et de beurre ». Sans surprise, le premier producteur européen d’Emmental a braqué les producteurs en leur annonçant en fin de semaine dernière une baisse de 70 euros aux 1000 litres sur le prix du lait au mois d’octobre, soit un recul de 15%. Si ce qu’on observe aujourd’hui dans le secteur laitier est loin de faire exception dans le monde agricole, il se distingue par son ampleur et par le fait que toute la « chaîne de valeur » est atteinte, des producteurs aux consommateurs finaux en passant par les Industriels. Toutefois, la crise des marges « avant et arrière » que traverse le secteur laitier ne doit pas masquer le fait qu’en son cœur se trouve encore et toujours la problématique de l’hypervolatilité des prix agricoles dans un monde globalisé, qui peuvent, du jour au lendemain, gripper l’ensemble du système en l’absence des mécanismes de régulation adéquats. 1 Les Echos, « Entremont et ses producteurs de lait se quittent sans accord », 30/09/2008 | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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