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«Les banques de céréales nous préservent de la faim. Elles atténuent la souffrance des paysans lorsque les prix des céréales flambent, déclare Abdoulaye Seriba Traoré, le président d'une association paysanne d'un village du Mali.
Comme chaque année, des villages maliens réunis en associations, constituent des banques de céréales, des provisions leur permettant de réguler les prix des denrées alimentaires. Ces stocks sont ensuite vendus aux populations locales pendant la saison des pluies, de juin à septembre.
C'est à l'initiative du gouvernement malien, en 2005, que les banques de céréales se sont multipliées dans les villages, où un comité de gestion comprenant les représentants des jeunes, des femmes, des paysans et de l'Etat, s'occupe de la vente et de la reconstitution des stocks de ces banques de céréales.
Les stocks de céréales au niveau local permettent aussi d'assurer une sécurité alimentaire aux différentes franges des populations rurales en assurant un revenu convenable aux agriculteurs tout en permettant aux consommateurs d'avoir accès aux denrées alimentaires à un prix convenable.
Une initiative à retenir donc, qui confirme les conclusions de nombreuses études d'experts selon lesquelles il est fondamental de mettre en place des stocks de réserves alimentaires à différents niveaux (local, régional, national, international), et ce afin de réguler au mieux des marchés agricoles éclatés et entièrement libéralisés.
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