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Annulation de la dette des agriculteurs indiens, une mesure insuffisante | 24 mars 2008 | Selon le quotidien indien l’Hindustan Times, le gouvernement indien va procéder à l’annulation de 600 milliards de roupies [près de 10 milliards d’euros] de dettes contractées par les agriculteurs. Cette mesure s’annonce, pourtant, d’ores et déjà insuffisante car son champ d’application, trop restrictif, ne permet pas de remédier aux difficultés auxquelles font face les agriculteurs indiens. Pour pouvoir en bénéficier, les agriculteurs indiens doivent remplir deux conditions : > avoir souscrit un emprunt auprès d’une banque, institutions ou coopérations publiques, ce qui exclut donc plus des deux-tiers des prêts contractés auprès de créanciers privés à des taux dépassant bien souvent 30% par an ; > posséder une exploitation de moins de 2 hectares. Or, comme l’indique le quotidien indien « aucune distinction n'a été faite quant à la nature des terres, irriguées ou sèches. Lorsque leurs terres sont arides, les propriétaires de plus de 3 hectares connaissent les mêmes difficultés que les autres ». Partant, non seulement le champ d’application de cette mesure d’annulation devrait être étendu mais sa portée devrait également être renforcée par des investissements publics supplémentaires en faveur du secteur agricole indien. Comme nous l’avions souligné dans notre récent article « L’Inde agricole : entre forces et faiblesses » publié sous la rubrique S’informer & Comprendre, malgré son grand potentiel, l’agriculture indienne souffre encore de nombreux handicaps au premier rang desquels une productivité faible voire inconstante qui induit des revenus bas et une forte dépendance vis-à-vis des importations. Il est indispensable pour l’Inde de réformer son secteur agricole. Plusieurs pistes sont aujourd’hui avancées dont le maintien du cap ambitieux pris par le projet de la politique du National Rural Employment Guarantee Scheme (NREGS) pour assurer un revenu minimum à tous les chefs de famille agriculteurs tout au long de l’année. | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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