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Agrocarburants et sécurité alimentaire : la FAO développe une nouvelle approche | 18 février 2008 | L’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis au point un « cadre analytique1» afin de mieux appréhender l’impact du développement des agrocarburants sur l’agriculture et pouvoir ainsi éclairer les décisions des pouvoirs publics dans ce domaine. Ce cadre sous-tend ainsi les travaux menés dans le cadre du Projet sur la bioénergie et la sécurité alimentaire2 (BEFS) de la FAO qui a pour vocation de mieux évaluer les risques et opportunités induits par le développement des agrocarburants dont les effets demeurent pour le moment relativement opaques. En effet, si l’expansion des agrocarburants permettrait de soutenir le développement rural et d’augmenter les revenus, elle pourrait tout autant engendrer, non seulement des conflits d’usage (eau et terre) entre les productions alimentaire et énergétique, mais aussi une forte volatilité des prix des matières premières agricoles. La sécurité alimentaire des Etats serait donc directement menacée. Ce nouvel outil aidera ainsi les décideurs politiques dans leur choix en matière de politique bioénergétique en déterminant le « potentiel agrocarburants » optimal du pays et en cernant les populations les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire. Cette initiative de la FAO3 de concevoir un cadre analytique spécifique à la problématique des agrocarburants conforte l’approche adoptée, il y a deux ans, par le MOMA concernant les marchés agricoles internationaux dans la construction de son modèle MOMAGRI et l’élaboration d’outils adaptés aux spécificités de l’agriculture. 1 Conçu par les économistes de la FAO, de l'Institut Copernicus de l'Université d'Utrecht (Pays-Bas) et d'Oeko-Institut Darmstadt (Allemagne), cet outil s’appuie sur des outils de modélisation mathématiques existants. La FAO indique, en effet, que « seront utilisés [pour l’élaboration du cadre] des outils (…) tels que Quickscan, qui calcule le potentiel mondial de bioénergie d'ici à 2050, et COSIMO [modèle économique d’équilibre partiel] de la FAO, qui modélise le secteur agricole dans un grand nombre de pays en développement ». 2 Pour en savoir plus : http://www.fao.org/nr/ben/befs/fr/index_fr.html 3 Actuellement testé dans trois pays, Pérou, Thaïlande et Tanzanie, cet outil sera bientôt disponible pour l’ensemble de la Communauté internationale. | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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