A l’occasion de la rencontre des ministres du Développement du G8 à Rome, le 12 juin 2009, la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, a rappelé l’urgence de s’attaquer avec engagement au problème de la faim dans le monde. Dans son message adressé au G8, Josette Sheeran a ainsi souligné qu’« avec une personne sur six souffrant de la faim dans le monde, un enfant qui meurt toutes les 6 secondes, et 80% des pays africains sub-sahariens qui font face à des prix alimentaires accrus depuis un an, les pauvres et les personnes sous-alimentées affrontent une des crises les plus graves de notre génération ». « Il est urgent que la communauté internationale prenne conscience que la sous-alimentation aura des conséquences irrémédiables sur les enfants, et peut conduire à la perte de toute une classe d’âge si rien n’est fait », a-t-elle ajouté. Une mise en garde particulièrement saisissante, qui démontre l’urgence d’agir et d’éradiquer définitivement la faim dans le monde. S’il est légitime que le PAM, dont c’est le mandat, insiste auprès des pays riches pour qu’ils ne coupent pas les fonds qui servent à financer l’aide alimentaire d’urgence, il faut aussi rappeler que la lutte durable contre le fléau de la faim passe également et surtout par le développement d’une agriculture mondiale durable et pérenne. Comme le souligne Marc Gentilini, ancien président de l’Académie de médecine, éduquer, soigner et nourrir constituent le trépied du développement ; mais il suffit que la nourriture manque pour que l’éducation et les soins soient remis en cause. |