Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

« Mariann Fischer Boel propose une réforme en profondeur du secteur des fruits et légumes »

29 janvier 2007

Mariann Fisher Boel, commissaire européenne à l’Agriculture et au Développement rural, a proposé un projet de réforme du secteur des fruits et légumes aux ministres de l’UE, afin de le mettre au « diapason » des autres cultures.

Les objectifs visés par la Commissaire européenne sont d’assurer pour le 1er Janvier 2008 au secteur des fruits et légumes, qui représente 17% de la production agricole pour seulement 3.1% du budget agricole de l’UE, « un avenir sain et concurrentiel ».

Pour cela, elle propose :

> une évolution profonde du régime d’aides aux producteurs agricoles, en instituant les paiements uniques comme principal pilier de la nouvelle organisation commune de marché.

> des règles d’adhésion simplifiées et plus souples pour rendre les organisations de producteurs plus attrayante, et permettre au secteur de faire face à la grande distribution, « fortement concentrée et qui jouit d’un pouvoir étonnant pour faire pression sur les prix ».

> le remplacement du régime de gestion des crises actuel (retraits, aides à la transformation et restitutions à l’exportation) par un programme d’assurance récoltes et la création de fonds de mutualisation financés par les organisations de producteurs avec, éventuellement le soutien de la Commission européenne.

Si une réflexion sur l’avenir des différents secteurs agricoles européens est nécessaire dans un contexte de libéralisation progressive des échanges, le MOMA considère qu’il faut éviter de prendre toute décision qui pourrait nuire aux objectifs de la PAC, voire mener à son démantèlement, d’autant plus que les principaux acteurs du commerce international, comme les Etats-Unis ou le Brésil, ne modifient pas leur politique agricole.

C’est pourtant la voie que semble prendre Mariann Fischer Boel qui, après le secteur laitier, multiplie les réformes sectorielles sans avoir effectué un bilan de la réforme de la PAC de 2003, ni même connaître les réglementations internationales qui façonneront l’agriculture de demain.

C’est pour cela que le MOMA, dans l’objectif d’assurer la compétitivité de l’agriculture européenne, préconise tout d’abord de procéder à un audit de la réforme de 2003, puis d’effectuer les réformes qui s’avèreront nécessaires compte tenu des résultats de l’audit et des nouvelles règlementations qui seront définies par les instances internationales.



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Pour une régulation
des marchés agricoles
et une gouvernance
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Paris, le mardi 22 mai 2012