Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

« Les bonnes pratiques agricoles » selon la FAO

22 janvier 2007

Le 9 janvier dernier, la FAO a consacré un séminaire aux bonnes pratiques agricoles dans l’objectif de promouvoir une agriculture durable dans les pays en développement (PED) et d’améliorer le développement social et environnemental, aussi bien au niveau national qu’international.

Selon la FAO, outre la volatilité des cours des produits agricoles qui ruinent les paysans, les PED sont de plus en plus confronté à la prolifération de normes et codes établis par les Institutions internationales, comme celui des « bonnes pratiques agricoles ». Or celui-ci peut aussi bien constituer un obstacle à leur développement, car il représente un handicap à la pénétration des marchés des pays riches, qu’une opportunité en les incitant à améliorer leurs rendements, leur productivité et la sécurité des travailleurs agricoles.

Mais, pour que ces normes et codes se soldent par des résultats positifs, la communauté internationale doit d’abord viser un objectif fondamental : la mise en place d’une régulation des échanges agricoles internationaux, sans laquelle les PED ne pourront pas bénéficier des avantages induits par le code des « bonnes pratiques ».

Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire :

> qu’un nouvel organisme soit chargé de mettre en place un système de régulation des marchés agricoles internationaux, tout en étant complémentaire aux actions menées par l’OMC et la FAO, afin de protéger les PED de l’ensemble des coûts collatéraux (économiques, environnementaux, sociaux, etc.), lié à l’hyper volatilité des cours ;
> que les stratégies envisagées au niveau international pour améliorer la situation des PED soient adaptées aux spécificités régionales de chacun. Il convient donc de s’assurer qu’un pays en développement ayant adopté ces bonnes pratiques retire des avantages supérieurs aux coûts inhérents de ces normes ;
> que l’ensemble des pays du monde respecte de telles pratiques, afin que les pays en développement ne soient pas lésés.

Par conséquent, l’existence d’une agence internationale d’évaluation et de notation est indispensable et le MOMA a, dans cette perspective, entreprit la création de l’Agence NRA (Nouvelles Régulations Agricoles) qui permettra de :

> sensibiliser les pouvoirs publics et l’opinion sur les dérives des marchés agricoles internationaux ;
> veiller au respect des normes par l’ensemble des pays ;
> réguler les prix internationaux lorsque les prix mondiaux s’écartent trop et trop longtemps des prix d’équilibres régionaux définis en amont, en émettant des alertes et des recommandations de rééquilibrage adéquats.


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Paris, le jeudi 21 août 2014