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« Le cadre de la régulation des matières premières agricoles doit s’établir au niveau global » |
06 Septembre 2010 |
Dans un entretien accordé au site internet EasyBourse le 26 août 2010, Nicolas Fragneau, gérant de fonds spécialisé au sein d’Amundi, groupe de gestion d’actifs né du rapprochement du Crédit Agricole et de la Société Générale, déclaré qu’il était urgent de mettre en place un mécanisme global de régulation des matières premières agricoles sur les marchés financiers.
En effet pour le gérant, la régulation doit concerner les matières premières en général : « La question se pose pour toutes les matières premières […] Il y a une réelle volonté d’essayer de contrôler ». Et à la question de savoir ce qu’il pense des débats en cours en France comme aux Etats-Unis, le gérant de répondre: « Un cadre doit être établi au niveau global. Les limites sur le nombre de contrats à détenir doivent être de portée internationale ». Des paroles qui insistent donc sur la nécessité d’une régulation applicable à tous et partout, sans quoi celle-ci ne serait pas efficace.
Les propos de Nicolas Fragneau interviennent en réaction à la crise du blé qui a déstabilisé une partie de l’économie mondiale cet été. En effet, confrontée à une vague de sécheresse sans précédent, la production de blé russe a considérablement chuté. Conséquences? Une forte hausse des prix du blé, aussi rapide qu’inattendue, et la décision par la Russie de stopper ses exportations, affolant les marchés mondiaux par la même occasion.
Cette prise de position démontre bien que les mentalités commencent à évoluer et qu’il est urgent d’aller plus en avant dans la réflexion et l’instauration de principes de gouvernance communes des marchés des matières premières financiarisés, notamment agricoles.
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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