Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse, président de Limagrain, qui rassemble des
responsables du monde agricole et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie
et défense,…). Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux
outils d’évaluation (modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Regards sur l'actualité

« Des trésors agricoles insoupçonnés » au Niger

17 décembre 2007



Le premier recensement de l’agriculture et du bétail au Niger a dévoilé une richesse jusqu’alors sous-estimée. Le Niger, un des pays les plus pauvres d’Afrique Noire, possède en réalité le plus vaste cheptel de tout l’Afrique de l’Ouest.

Il ressort, en effet, que le cheptel nigérien est fort de 30 millions de tête soit 30% de plus par rapport aux estimations initiales.

Cette enquête a été menée sur le terrain durant quatre années1 par le gouvernement du Niger et la FAO qui a pu expérimenter, pour la première fois, son nouvel outil statistique « Recensement de l’agriculture mondiale 2010 ». Ce dernier permet, selon la FAO, de « recueillir des informations mieux adaptés aux caractéristiques locales ».

Ce recensement a mis en lumière le potentiel agricole du pays. En ce sens, Abdoulaye Baidou, Directeur général de l’Institut National des statistiques du Niger souligne qu’ « aucune raison » ne justifie alors la dépendance du Niger vis-à-vis des importations de lait. Il va même plus loin en indiquant que le Niger pourrait « aussi devenir exportateur de viande ». Et, dans un contexte de hausse du prix des matières premières agricoles, cette enquête révèle des ressources qui tombent à point nommé.

Partant, le gouvernement nigérien souhaite repenser sa politique agricole d’autant que l’étude a également mis en exergue les faiblesses du système agraire : seules 3% des surfaces irriguées sont exploitées et l’expansion est limitée par le manque de terres. C’est pourquoi, d’après Ali Doulaye, chargé de la composante agricole de l’enquête, « le Niger doit intensifier son agriculture ».

1 Cette étude a été financée par l’Etat nigérien et l’Union européenne.
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Pour une régulation
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Paris, le mardi 22 mai 2012