Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.

Le modèle momagri




Le modèle NRA :
un atout pour la régulation et les négociations internationales



Les négociations internationales s’appuient sur des simulations provenant de modèles économiques. Ces modèles, dont le plus utilisé est celui de la Banque Mondiale, sont des constructions intellectuelles qui constituent des « maquettes » de la réalité, permettant de synthétiser et de quantifier les différents effets d’une politique économique donnée.

Il est devenu usuel de croire que les simulations engendrées par ces modèles économiques sont paroles d’Evangile et l’expert finit par jouer un rôle messianique. Mais ces modèles sont souvent incomplets, simplificateurs voire totalement inadaptés à la réalité. C’est ainsi que depuis plusieurs années, et à nouveau lors du récent échec du cycle de Doha, toute la presse a relayé avec beaucoup de conviction que le blocage des négociations à l’OMC serait un grand dommage pour les pays pauvres.

En réalité, et nous le démontrons depuis des mois, le modèle de la Banque Mondiale, puis le modèle Carnegie qui lui a succédé, sont imparfaits et conduisent à cette idée que la libéralisation totale des marchés agricoles entraînerait un gain pour la collectivité de plus de 350 milliards de dollars pour les dix ans à venir (soit moins de 0.8% du PIB mondial !), dont les deux tiers seraient dévolus aux pays en développement. Ce montant a été récemment révisé par des économistes qui aboutissent à des résultats inférieurs, de l’ordre de 25 milliards de dollars pour les PED, ce qui équivaut à un dollar par habitant pendant dix ans !

Or, ces résultats sont en effet obtenus grâce à des hypothèses simplistes et à une approche trop tronquée de la réalité. Et, en outre, ce n’est pas avec un montant aussi faible que ces pays sortiront de la pauvreté, et ce d’autant plus que la marge d’erreur de ces modèles est supérieure à 5% du PIB mondial.
Ces modèles en effet :

> estiment que la demande est totalement élastique par rapport au prix … c'est-à-dire qu’on mangera deux fois plus si le prix du produit agricole est divisé par deux.

> négligent les accords préférentiels, pourtant essentiels pour les PED. Ainsi, ils survalorisent la suppression des droits de douane et ignorent totalement l’effet de la concurrence sur les économies les plus fragiles.

> considèrent l’agriculture comme complètement indépendante de son environnement, puisqu’ils n’intègrent ni les coûts de transports, ni les contraintes environnementales et phytosanitaires, ni les taux de change.

> sont construits autour d’un « consommateur représentatif » (c'est-à-dire que tous les habitants d'un pays sont identiques dans leurs préférences et leurs revenus) et sont donc incapables de mesurer l’effet d’une libéralisation des échanges sur la pauvreté d’une région. Or, il est fort possible que la répartition des gains potentiels issus de la libéralisation, si gains il y a, se fasse au détriment des plus pauvres.

> partent du postulat que l’offre et la demande s’ajustent automatiquement, ce qui ne reflète absolument pas la volatilité des prix et les phénomènes de spéculation.

En un mot, ces modèles, qui pourtant constituent le socle de toutes les décisions techniques et politiques prises dans le cadre de l’OMC, et par ricochet dans les différents pays du monde faussent les perspectives pour l’avenir.

C’est pour cette raison que nous avons décidé de construire un modèle de prévision, dédié à l’agriculture, et donc plus réaliste et plus crédible, le modèle NRA (Nouvelles Régulations Agricoles), en respectant une philosophie de la vérité et de la transparence beaucoup plus exigeante. L’équipe d’économistes du MOMA travaille ainsi depuis plusieurs mois à la construction de ce modèle. Contrairement aux modèles économiques traditionnellement utilisés, il prendra en compte les spécificités de l’agriculture et, pour les traduire fidèlement, il s’appuiera sur des principes de construction novateurs qui font appel aux développements les plus récents de la théorie économique, et notamment la théorie des jeux. Il sera ainsi un atout pour les négociations non seulement pour l’Europe, mais pour tous les pays du Monde et, en suivant une approche « open-source », à l’image de Linux dans le domaine informatique, il sera totalement transparent, et tous les experts du monde, aussi bien des pays développés que des pays en développement, pourront participer à son amélioration, sous le contrôle d’une comité scientifique.



Sept critères pour un modèle agricole international équitable

Le modèle NRA repose sur une architecture modulaire, c’est-à-dire qu’il est composé d’un module économique central autour duquel gravitent sept modules satellites qui correspondent aux sept critères que tout modèle agricole international équitable doit respecter, mais qu’aucun ne respecte à l’heure actuelle. Un module « Politique - Economique - Financier » permettra en outre de prendre en compte les données politiques, les taux de change et l’ensemble des barrières à l’échange, ainsi que les exportations et les importations.
Ces sept critères, qui permettront au modèle NRA de prendre en compte les spécificités agricoles, sont les suivants :

Critère 1 : Le niveau d’indépendance vis-à-vis de l’extérieur


Il faut se souvenir de ce à quoi la liberté non régulée du commerce international a conduit dans le passé : les chocs pétroliers des années 1970, dont certaines conséquences sont encore visibles à l’heure actuelle, ont amené les pays qui le pouvaient à veiller à un approvisionnement énergétique qui les rende aussi peu vulnérables que possible à un blocus ou à un cartel. Cette problématique peut être transposée au secteur agricole. D’ailleurs, si l’agriculture est l’une des activités commerciales les plus protégées dans le monde, c’est en partie pour cela. En effet, peut-on courir le risque que suite à un accident climatique ou géopolitique, nous soyons coupés de cet approvisionnement ?
Ce premier critère permettra donc d’évaluer les effets potentiellement négatifs d’une dépendance alimentaire excessive.

Critère 2 : Les risques climatiques et de marché

Les producteurs agricoles font face à deux types de risques, les risques climatiques et les risques de marché, qui expliquent la forte volatilité des cours. Mais, force est de constater que les risques climatiques n’affectent que faiblement la volatilité des prix car ils sont suffisamment peu fréquents et circonscrits. Les risques les plus importants sont de loin les risques de marché, causés par des stratégies d’acteurs (cartels, forte concentration), qui engendrent de forts mouvements de prix qui peuvent mettre en hors d’état de produire les paysans du Nord et plus encore ceux du Sud.
Ce second critère tiendra compte du fait que la production et les échanges agricoles interviennent dans un monde risqué, qu’il convient d’appréhender afin de refléter la forte volatilité des prix.

Critère 3 : Les effets sur la pauvreté

Si le commerce international est source de richesse, la notion de gain à l’échange n’implique en aucune façon que tous les agents y gagnent, et de manière identique. Or, en recourant à l’artifice du « consommateur représentatif » (tous les consommateurs sont identiques dans leurs préférences et leurs revenus), les modèles économiques traditionnels donnent une vision idéale des réalités où les gains issus d’une libéralisation des échanges agricoles sont divisés de manière équitable entre tous les consommateurs du monde. Il est essentiel de « casser » ce raccourci qui est le principal responsable de la vision idyllique de l’évolution du bien-être mondial en cas de libéralisation des échanges, à l’heure où plus de 800 millions d’individus souffrent de la famine.
Ce troisième critère tiendra compte de l’objectif de dépassement de la pauvreté dans le monde, et mesurera les effets à cet égard de la libéralisation des échanges agricoles internationaux sur différentes catégories de consommateurs.

Critère 4 : La croissance et les générations futures


Les PED sont caractérisés par une population agricole nombreuse. Et, le développement des inégalités causé par l’appauvrissement des plus pauvres est susceptible d’avoir des conséquences pour la croissance. En effet, la pauvreté est source de drames humains, et le faible investissement en formation tout comme la santé fragile des populations retardent le décollage des économies en développement. Dès lors que l’on prend en compte les effets sur les inégalités de la libéralisation du commerce international agricole, il convient donc de s’interroger sur la manière dont celles-ci interagissent avec les choix à long terme des agents.
Ce quatrième critère mesurera les effets induits à long terme sur la pauvreté et les générations futures (notamment l’éducation et l’état de santé de la population) d’une libéralisation des échanges agricoles.

Critère 5 : La prise en compte de l’innovation et de la propriété intellectuelle

De manière caricaturale, les négociations actuelles à l’OMC visent d’un côté à démanteler l’ensemble des barrières commerciales, et de l’autre, à ériger des accords minimaux de propriété intellectuelle.
Mais, le risque est grand qu’en omettant de prendre en compte l’impact de l’innovation sur les échanges agricoles internationaux, les négociations ne conduisent à des situations anti-concurrentielles d’un nouveau type et dévastatrices pour les PED. En effet, il est fort probable que l’évolution des négociations ne soit plus compatible avec la maximisation du bien-être social mondial et plus particulièrement des pays les plus pauvres. Et, le risque est grand que la diffusion des innovations du Nord vers le Sud soit réduite, de même que la réalisation d’innovations au Sud et leur diffusion vers le Nord.
Ce cinquième critère évaluera l’impact de la libéralisation des échanges agricoles internationaux sur la capacité d’innovation agroalimentaire et de son partage efficace.

Critère 6 Le lien entre l’environnement et l’équilibre des marchés

La prise en compte des conséquences environnementales des décisions reste relativement récente et hétérogène selon les pays. Ainsi, des pays vont imposer des règles de production plus strictes que d’autres dans le domaine environnemental. Par exemple, les productions agricoles sont de plus en plus contraintes dans l’Union Européenne, et le sont beaucoup moins au Brésil, qui peut ainsi être plus compétitif au détriment de l’environnement.
Ce sixième critère prendra en compte la dimension environnementale sur les échanges internationaux, d’autant plus que celle-ci occupe une place de plus en plus grande dans les négociations internationales.

Critère 7 : Le développement durable et l’avenir de la planète

Dans le développement durable, il y a les impacts directement identifiés d’une pollution ou de la déforestation (érosion des sols et de la productivité), donc des impacts locaux (Cf critère 6), mais il y a également des impacts globaux, qui sont caractérisés par le changement climatique, la biodiversité, la désertification et la gestion des ressources en eau (les uns n’étant pas sans impact sur les autres).
Ce septième critère intègrera les risques liés aux changements globaux et renforcera donc les conclusions du critère 6 en faveur de l’intégration du développement durable dans un modèle économique plus complet.


Le modèle NRA reposera donc sur la structure suivante :



Grâce à ces sept critères, le modèle NRA sera plus réactif, évolutif, transparent et crédible que les modèles agricoles traditionnellement utilisés jusqu’à présent.


Des principes de construction novateurs qui font du modèle
NRA un véritable outil d’aide à la décision




Les principes de construction constituent le cœur stratégique d’un modèle. Il s’agit des hypothèses et des théories économiques sur lesquelles se basent les économistes pour traduire le plus fidèlement possible la réalité.

Comme nous l’avons vu, les modèles économiques traditionnels négligent les spécificités de l’agriculture et considèrent que l’économie dans son ensemble se trouve dans une situation « idéale ». Pour cela, les économistes qui ont construit ces modèles se sont appuyés sur des principes de construction qui leur ont permis de traduire cette situation idéale : la théorie de la concurrence pure et parfaite, et la théorie des avantages comparatifs de Ricardo.

Mais, dès lors que l’on considère, comme le MOMA, que l’agriculture est spécifique et stratégique, et que de nombreuses imperfections entravent le bon fonctionnement des marchés, ces deux théories deviennent caduques.

Les économistes du MOMA ont donc défini des principes de construction novateurs, qui permettent au modèle NRA de traduire les spécificités du monde agricole que nous avons explicitées précédemment et qui lui confèrent une grande originalité par rapport aux modèles agricoles standard. Ils ont donc choisi de partir de trois postulats :

> L’offre ne s’ajuste pas instantanément à la demande.

> La demande est peu élastique par rapport aux prix.

> Le secteur agricole est en interaction directe avec son environnement (énergie, santé, environnement, innovation, pauvreté, …).

Et ainsi, par les principes de construction qu’ils ont définis, de répondre aux exigences des sept critères retenus qui en découlent, ce qui traduit une véritable rupture innovante dans l’élaboration des modèles économiques.
Voici quelques uns de ces principes parmi les plus fondateurs :

- Le modèle NRA est un modèle d’équilibre général calculable à la « Cournot Walras1 »

Le modèle NRA est composé d’un bloc « demande » et d’un bloc « offre » où :
> La consommation (bloc demande du modèle NRA) est caractérisée par une structure de marché parfaite (les consommateurs disposent tous de la même information, et ne peuvent pas influencer le niveau des prix).
> La production (bloc offre du modèle NRA) est, en revanche, caractérisée par une structure de marché imparfaite. Il existe en effet des déséquilibres permanents dus aux interactions entre les différents producteurs qui influencent les marchés agricoles et accroissent la volatilité des cours. La dimension théorie des jeux est introduite dans le modèle NRA par cette hypothèse.

- La volatilité des prix, qui est l’une des spécificités de l’agriculture, est intégrée dans le modèle NRA

Contrairement aux modèles traditionnels qui estiment que les prix des produits agricoles sont linéaires, car ils supposent que l’offre s’ajuste parfaitement à la demande, le modèle NRA considère que les prix agricoles sont très volatils, et que cette forte volatilité est en grande partie responsable des difficultés structurelles que connaissent la plupart des agricultures du monde. C’est ce qui explique pour beaucoup la « frilosité » des différents Etats du monde à libéraliser leurs agricultures, et on ne peut rayer d’un trait de plume cette réalité au sein des modèles économiques car c’est la principale composante à prendre en compte.
Les trois facteurs retenus pour traduire la volatilité des prix agricoles sont les suivants : les risques et structures de marché, les erreurs d’anticipation des producteurs, et les facteurs climatiques.

- Les agriculteurs évoluent dans un monde risqué qui affecte leur comportement de production et qui explique en partie la volatilité des prix des produits agricoles

Le monde dans lequel les agriculteurs décident des surfaces qu’ils vont consacrer à chaque production, puis des niveaux de leurs productions, est un monde en avenir incertain, même en-dehors de tout incident climatique ou géopolitique. Comme leurs décisions tiennent compte de nombreuses informations partagées, il faut évidemment s’attendre à ce que des fluctuations de quantité et donc de prix s’ensuivent, d’autant que les demandes de produits agricoles varient peu en fonction des prix, bien au contraire.
Pour cela, il a été décidé de recourir à la Cumulative Prospect Theory (CPT) pour traduire le comportement des agriculteurs face aux risques. Elle permet de modéliser et d’étudier les comportements caractérisés par un « sur-optimisme » en période de bonne activité, et « sur-pessimisme » en période de mauvaise activité. Elle présente cinq avantages pour la modélisation du secteur agricole :
> Elle a été créée à l’origine pour le secteur agricole, mais n’y a jamais été appliqué.
> Elle traduit fidèlement le comportement des agriculteurs.
> Elle explique pourquoi les niveaux de production diminuent lorsque les anticipations sont mauvaises (car la prime de risque associée pour maintenir le revenu constant augmente).
> Elle explique en partie la forte volatilité des prix.
> Elle est académiquement reconnue (elle repose sur les travaux de Maurice Allais (Nobel 1988) et Daniel Kahneman (Nobel 2002)).

- Les dispositifs de soutien des Etats influencent la compétitivité d’un produit

Ce principe est fondamental car il permet de traduire l’influence souvent déterminante que peut exercer l’État sur la compétitivité d’un produit, voire même d’un secteur comme par exemple :
> L’importance des aides internes favorisant la compétitivité à l’export.
> L’effet des aides indirectes aux infrastructures.
> Et tous les systèmes d’aides créant des distorsions au niveau du fonctionnement des marchés.

- Deux types de consommateurs sont pris en compte : les « consommateurs riches » et les « consommateurs pauvres » (module « Pauvreté »)

Contrairement aux modèles standard qui suppose l’existence d’un consommateur représentatif, le modèle NRA segmentera les consommateurs en deux : les consommateurs pauvres et les consommateurs riches. Il pourra ainsi évaluer l’incidence de la libéralisation des échanges internationaux sur la pauvreté et donc déterminer quels en seront les gagnants et les perdants potentiels.
Cette première segmentation sera affinée par la suite.

- La coexistence de deux types d’agriculture : traditionnelle et moderne

Tout comme ils supposent que tous les consommateurs sont identiques, les modèles standard estiment que toutes les agricultures du monde sont analogues. Or, il existe de profondes différences entre les agricultures selon les régions, qui expliquent en partie les écarts de productivité et de compétitivité, notamment entre le Nord et le Sud.
En effet, les économies d’échelle peuvent différer selon les pays et sont notamment à l’origine de la distinction entre les agricultures moderne et traditionnelle (car les taux d’utilisation des surfaces diffèrent, tout comme le degré d’intensivité du capital des exploitations et les investissements en infrastructure réalisés par l’État). Le modèle NRA prend donc en compte, à l’échelle internationale, la coexistence de ces deux types d’agriculture.

- Les capacités d’innovation et les différents régimes de propriété intellectuelle existants sont pris en compte (module « Innovation »)

L’innovation et le progrès technique ont une influence déterminante sur les effets de la libéralisation des échanges agricoles internationaux. Et, force est de constater que ces effets seront disparates selon les régions du fait de capacités d’innovation et de régimes de propriété intellectuelle différents, et discriminants pour les PED qui, n’ayant le plus souvent aucun régime de propriété intellectuelle, sont dépendant de capacités d’innovation étrangères.
Il a pour cela été décidé que le modèle NRA tiendra compte pour chaque région modélisée, des capacités d’innovation (publique, privée, locale et étrangère) et des différents régimes de propriété intellectuels existants.

La modélisation a d’ores et déjà commencé depuis quelques mois, et les principes de construction sont aujourd’hui en nombre suffisant pour commencer la mise en équation du modèle NRA, qui consiste à traduire par des équations mathématiques, le comportement des différents acteurs économiques en présence (les producteurs, les consommateurs et l’Etat), et le fonctionnement du marché agricole ainsi que des différents marchés qui interagissent avec le secteur agricole.
Les cinq modules qui composeront la première version du modèle NRA (le module économique central entouré des modules « Pauvreté », « Innovation », « Risques », et « Dépendance vis-à-vis de l’extérieur ») seront modélisés d’ici la fin de l’année.

Nous procéderons durant le premier semestre 2007 au calibrage et à des tests du modèle afin d’être en mesure, à partir de mi 2007, de fournir nos premières estimations chiffrées.

Et, en plus d’être l’outil d’aide à la décision manquant aujourd’hui, le modèle NRA constituera l’un des trois piliers de la future gouvernance mondiale de l’agriculture avec l’agence internationale d’évaluation et de notation (Cf dossier joint intitulé « L’agence NRA), et les principes de gouvernance (Cf dossier joint intitulé « Proposition de principes de gouvernance pour une future Organisation Mondiale de l’Agriculture »).

1 L’expression « Cournot-Walras » provient des noms des deux économistes qui ont modélisé l’équilibre général en concurrence parfaite (Léon Walras) et approfondi la modélisation en concurrence imparfaite (Augustin Cournot).


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Le modèle momagri
Paris, le jeudi 20 juin 2019