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|  | | | Édito | | | | momagri : une nouvelle voie pour assurer un avenir aux agricultures du monde
Pierre Pagesse : Président du MOMA | | Depuis un an, avec les fondateurs et l’équipe du MOMA, nous avons beaucoup travaillé pour préparer la voie à une organisation mondiale de l’agriculture. C’est un travail de longue haleine où nous avons décidé de privilégier la réflexion et d’aboutir à des propositions concrètes, durables et adaptées au caractère stratégique et spécifique de l’agriculture. C’est ce travail que nous allons vous présenter lors du colloque que nous organisons au Sénat le 19 Octobre 2006, intitulé « L’agriculture en panne de stratégie : Comment concilier libéralisme et développement ? ». Quatre tables rondes se succèderont pour, au-delà du constat politique, faire des propositions nouvelles en matière de gouvernance mondiale de l’agriculture. Nous dévoilerons à cette occasion les principes et l’utilité du modèle NRA que nous construisons depuis plusieurs mois. Tout le monde pourra ainsi se rendre compte qu’il sera bientôt le seul modèle agricole qui pourra servir tous les pays du monde : aussi bien les pays en développement que les pays développés et les organisations internationales pour évaluer le sens et la portée de leurs décisions. Ces quatre tables rondes aborderont les thématiques suivantes : Quels enjeux pour l’agriculture mondiale ? Concilier Doha, Millenium Round et Conférence de Rio | Est-on en mesure de répondre aux principaux enjeux de la communauté internationale ? - Améliorer le potentiel de production agricole afin de satisfaire une demande alimentaire et non alimentaire croissante, - Permettre aux pays les moins avancés de développer leur agriculture afin de lutter contre la pauvreté, - Assurer le développement socio territorial et le respect de l’environnement. Pour les atteindre, ne faut-il pas mettre en œuvre une régulation des marchés agricoles qui rende durable la libéralisation des échanges, et qui réponde aux spécificités de l’agriculture : la grande volatilité des prix, l’impossibilité de délocaliser la terre, le non ajustement de l’offre à la demande, …? Cette table ronde posera les termes de la réflexion, ainsi que les ouvertures et les limites des réformes que l’on peut entreprendre. | De nouveaux instruments économiques au service de la décision politique
| Les négociations internationales s’appuient sur des modèles économiques, comme celui de la Banque mondiale, qui sont aujourd’hui remis en cause car nombre d’hypothèses qui les structurent, sont éloignées des réalités. Les enjeux stratégiques de l’agriculture mondiale impliquent que soient définis de nouveaux principes de construction de ces modèles intégrant des facteurs tels que la pauvreté, l’environnement, la santé publique, l’énergie et la sécurité des approvisionnements … C’est dans cet esprit que le MOMA construit le modèle NRA (nouvelles régulations agricoles) qu’il présentera à l’occasion de cette table ronde. | Un libéralisme régulé pour une mondialisation durable
| Le libéralisme, qui est à la fois une philosophie et une doctrine économique, sous-tend aujourd’hui la construction des relations internationales. Il est donc essentiel d’engager une réflexion de fond sur les conditions optimales qui permettent à la mondialisation de se développer dans le respect des trois grands enjeux que sont la lutte contre la pauvreté, l’expansion des échanges et le développement durable. C’est pourquoi cette troisième table ronde s’interrogera sur les formes que pourrait revêtir le libéralisme pour répondre à ces exigences. | Pour une gouvernance mondiale de l’agriculture
| Construire et mettre en œuvre une gouvernance mondiale de l’agriculture sont des objectifs dont le MOMA a fait la priorité de son action. Il fera donc des propositions sur des premiers principes de gouvernance et ouvrira sur cette base un débat qui donnera la possibilité aux intervenants et aux participants de faire part de leurs positions et de leurs suggestions. A cette occasion, le fonctionnement de l’agence internationale de notation et d’évaluation des politiques agricoles qu’il créera en 2007, sera présenté .Au delà de ces propositions, cette table ronde fera ressortir que le temps est venu d’inventer de nouveaux cadres d’action pour répondre aux défis de notre siècle. | De nombreuses personnalités françaises et étrangères se succèderont pendant la journée, comme vous avez pu le noter sur le programme mis en ligne la semaine dernière. Nous sommes à cet égard très heureux d’accueillir Dominique Bussereau et Christine Lagarde, qui sont les deux ministres qui représentent la France dans les négociations internationales, et notamment lors des réunions du cycle de Doha. Nous sommes également convaincus, si j’en juge par le niveau élevé de personnes qui s’inscrivent à ce colloque, qu’il constituera un nouveau départ pour la stratégie et l’organisation du monde agricole, et qu’il créera également les conditions d’une meilleure compréhension entre tous les acteurs concernés. Il est en effet temps de sortir de ce mode de pensée unique et destructeur qui consiste à ne considérer que deux options, stratégiquement opposées, dès lors qu’il est question de l’avenir des agricultures du monde : le protectionnisme pour les uns et une libéralisation débridée pour les autres. Le MOMA ouvre une nouvelle voie où libéralisme et développement sont conciliables grâce à une régulation dont nous élaborons actuellement les outils et les méthodes. Pierre Pagesse : Président du MOMA | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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| | Paris, le mardi 22 mai 2012 |
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