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|  | | | | Édito | | | | Échanges fructueux et prometteurs à Bruxelles et à Rome La rédaction du MOMA | | Une délégation du MOMA, emmenée par Alain Catala (Vice président) et Jacques Carles (Délégué général), s’est rendue à la Direction Générale de l’Agriculture (DG Agri) de la Commission Européenne à Bruxelles, ainsi qu’à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) à Rome, les 27 et 28 Novembre 2007. L’objectif de ces déplacements était de prendre contact avec ces deux institutions afin de leur présenter les travaux du MOMA et les instruments que nous développons, et d’apprécier les modes de coopération futurs que le MOMA pourrait créer avec elles. Ces deux déplacements ont été très fructueux, et ils ont montré que l’Agriculture était un secteur stratégique d’avenir qui appelait des propositions nouvelles et concrètes dépassant les clivages nationaux. Une écoute attentive et intéressée de la DG Agri Notre délégation a rencontré Tassos Haniotis et Pierre Bascou, respectivement chef d’unité G1 « Analyse de la politique agricole et perspectives » et chef d’unité G2 « Analyse économiques – macro – de l’agriculture de l’UE », qui étaient accompagnés d’experts de leurs unités. Les responsables de ces deux unités, qui forment le cœur du pôle économique de la DG Agri, ont montré un intérêt certain pour notre approche et nos travaux, ainsi qu’une réelle attente vis-à-vis des premiers résultats du modèle NRA prévus pour le début de l’année 2008. En effet, ils considèrent comme essentiel d’apprécier l’origine et la nature de la forte volatilité des prix des matières premières agricoles et de définir les mécanismes de gestion des risques ad hoc, dans le cadre du bilan de santé de la PAC et de sa réforme programmée en 2013. Les premiers calculs effectués par la DG Agri démontrent que les coûts liés à l’assurance des risques peuvent être très lourds, rien qu’au titre des risques exogènes. C’est pour cela qu’ils ont été très sensible à l’innovation que représente le modèle NRA car il prend en compte les risques exogènes et endogènes, et qu’il vient combler l’absence de modèles spécifiquement agricoles de simulation à l’échelle internationale. Un deuxième rendez-vous a été pris en Février 2008, pour leur présenter plus en détail la conception d’ensemble du modèle NRA, et les premiers résultats que nous aurons obtenus. Une convergence de points de vue et une approche complémentaire à celle de la FAO Notre délégation s’est par la suite rendue à Rome, au siège de la FAO, pour y rencontrer Jean-Jacques Soula (conseiller scientifique et adjoint au représentant permanent de la France auprès de la FAO), Hervé Lejeune (directeur de cabinet de Jacques Diouf, directeur général de la FAO) et Monseigneur Volante (observateur permanent au Saint Siège auprès de la FAO, du FIDA et du PAM). Les échanges ont été fructueux, et nos interlocuteurs ont souligné, à plusieurs reprises, la complémentarité du MOMA vis-à-vis de la FAO, et son constat sur les thèses trop libérales dans le domaine agricole. Par ailleurs, ils ont considéré l’approche menée par le MOMA comme innovante et utile à un moment où les marchés agricoles démontrent que les prix peuvent fortement varier. Ils partagent ainsi notre souci d’une hypervolatilité des prix agricoles et ses effets sur la pauvreté. Plus généralement, ils pensent que le moment est venu de réaffirmer la place stratégique de l’agriculture pour concilier les grands enjeux économiques, environnementaux et du développement. Tout comme la DG Agri, nos interlocuteurs à la FAO nous ont proposé d’organiser une présentation des premiers résultats du modèle NRA à un groupe de représentants des membres de la FAO, aux économistes de la FAO et à une communauté scientifique de réflexion qui se consacre à améliorer la coopération internationale. Tout comme nous avions pu l’observer en Afrique en 2006 et à Washington DC cette année, la démarche du MOMA suscite un intérêt certain, et les premiers résultats du modèle NRA sont d’autant plus attendus que l’année 2008 sera l’année de tous les défis, aussi bien au niveau national (préparation de la présidence française au second semestre 2008), européen (bilan de santé de la réforme de la PAC) qu’international (enlisement des négociations de Doha, finalisation du Farm Bill américain, dans un contexte de forte volatilité des prix agricoles …). | |
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Pour une régulation des marchés agricoles et une gouvernance alimentaire mondiale | |
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