Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.

Communiqué de presse

Paris, 14 avril 2008

CP -

Un modèle économique agricole pour une nouvelle vision stratégique de l’agriculture




Bruxelles, le 9 Avril 2008 - Pierre Pagesse, Président de momagri a dévoilé ce jour au Parlement européen les premiers résultats du modèle économique momagri, seul modèle à prendre en compte les spécificités de l’agriculture face aux modèles actuellement utilisés dans les négociations internationales.

Le modèle momagri présenté par Bertrand Munier, chef économiste de momagri, démontre qu’une libéralisation ne stabilisera pas les prix mais qu’elle tendra à amplifier leur instabilité. En effet, dans l’hypothèse d’une libéralisation totale des marchés en 2008 les simulations obtenues sur les grandes cultures, les céréales et sur les productions bovines concluent à une forte amplification de la volatilité pour les premières et un effondrement des prix pour les secondes.

En outre, une libéralisation non régulée, en augmentant le poids des spéculateurs financiers, amplifie encore la volatilité des prix. C’est ce que prouve un indicateur inédit qui illustre la relation entre pourcentage de spéculateurs financiers et accroissement de la volatilité des prix agricoles. On ne peut donc plus affirmer qu’une libéralisation accrue, associée à une demande soutenue, garantirait des prix stables à un niveau rémunérateur.

Jacques Carles, Délégué général de momagri a fait remarquer que : « pour obtenir une augmentation linéaire et régulière des prix agricoles pour les prochaines années – à l’image des simulations des modèles standards – il faudrait obtenir une conjonction d’événements défiant les lois de la probabilité. Ce « scénario de l’utopie » suppose en effet l’absence de tout spéculateur, une anticipation parfaite des agriculteurs et des conditions climatiques idéales ».

Il a également expliqué que « les postulats fondateurs des négociations internationales, de la PAC et de l’OMC, ne sont donc pas le reflet de la réalité, mais d’une idéologie gravement remise en cause par les simulations du modèle momagri ».

En conclusion, Pierre Pagesse a précisé qu’en simulant l’impact de la proposition Falconer à l’OMC, le modèle démontrait que l’accroissement de la volatilité des prix était très proche du scénario de libéralisation totale.

Par conséquent, une décision multilatérale d’abaissement généralisé des droits de douane, des soutiens internes et des subventions à l’exportation, « ne profiterait pas aux pays les plus pauvres. Bien au contraire. » Pierre Pagesse a rappelé que « les agriculteurs ne peuvent pas survivre dans un marché devenu fortement chaotique ». Faute d’une Politique Internationale de l’Agriculture tout démantèlement qui ne se situerait pas dans une perspective de coopération internationale, pourrait donc aboutir à « une remise en cause de la sécurité alimentaire de nos pays. »

C’est pourquoi une Organisation Mondiale de l’Agriculture destinée à garantir la liberté des marchés, grâce à une régulation appropriée à l’échelle internationale, doit être mise en place.

Contacts presse :

Carole Cuffy +33 (0)6 33 21 23 44 - Julie El Ghouzzi +33 (0)1 43 06 42 70 - presse@momagri.org
Haut de page
Communiqués de presse
Paris, le jeudi 20 juin 2019