Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Paris, le 3 Juin 2016

Les propositions de la France pour la PAC post 2020 :
« Oui, à l’introduction d’un caractère contracyclique ! Non, les assurances chiffre d’affaires ne sauveront pas les agriculteurs européens. »



Le gouvernement français a souhaité lancer les discussions sur la prochaine réforme de la PAC lors du dernier Conseil informel du 31 mai dernier par une proposition écrite.

Pour Momagri, le principal élément novateur de la proposition française est la volonté d’introduire un caractère contracyclique à la PAC.

C’est ainsi que la proposition d’imposer qu’une partie des aides touchées par les agriculteurs soit bloquée sur une épargne de précaution obligatoire, a le mérite d’introduire indirectement l’idée du contracyclique. Mais ne serait-il pas plus simple de verser directement des aides en fonction de la situation de marché ?

Les aides aux oléagineux dans les années 1980 répondaient à ce principe contracyclique. Plus de trente ans après, avec les moyens informatiques actuels, pourquoi cela ne serait-il pas faisable ?

D’autant plus que Momagri a fait la démonstration dans son Livre blanc qu’un système d’aides contracycliques ne faisait pas courir de risque de dérive budgétaire.

Et Momagri tient, par ailleurs, à exprimer sa crainte quant à la place centrale que semble donner le gouvernement français aux assurances chiffre d’affaires.

Si les assurances et les fonds sont tout à fait adaptés pour les risques mutualisables comme les aléas climatiques et sanitaires, ce n’est pas le cas pour les risques de marché. En effet, et la crise actuelle le démontre, lorsque les marchés s’effondrent, ce sont tous les agriculteurs qui subissent le risque.

Sans une politique agricole commune qui offrira un socle de gestion des risques de marché, par l’intermédiaire de mécanismes contracycliques, le développement des assurances ne restera qu’à un niveau insuffisant de couverture dans les cas de crises fortes.

De fait, et en conclusion, cette contribution ressemble davantage au bilan de l’action passée qu’à un projet novateur, capable de donner une dynamique nouvelle à la PAC.

L’instabilité structurelle des marchés agricoles nécessite de repenser l’architecture de la PAC pour qu’elle soit efficace et réactive en période de crise et économe quand les prix sont au-dessus des coûts de production, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Contact presse :
Dominique Lasserre
+ 33 1 56 58 51 57
dominique.lasserre@momagri.org
Twitter @Momagri_Paris



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Paris, le samedi 23 septembre 2017