Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.

Communiqué de presse

Paris, le 07 juillet 2008

Les 10 propositions de momagri pour une Politique Agricole et Alimentaire Internationale.



Jacques Carles, délégué général de momagri, a présenté le 2 Juillet 2008 les dix propositions fondatrices d’une nouvelle politique agricole et alimentaire mondiale.

1. Considérer l’agriculture et l’alimentation comme des Biens Publics Mondiaux.

L'agriculture est stratégique pour l'avenir de l'humanité et doit être mise au rang des Biens Publics Mondiaux en raison de :

> ses liens avec l’environnement et l’utilisation des ressources naturelles.
> sa relation directe avec la lutte contre la pauvreté, la santé et la sécurité alimentaire.
> son rôle pour la paix dans le monde, menacée par les effets destructeurs de l’hypervolatilité des prix agricoles.

2. Définir des prix d’équilibre par produit agricole et par grande zone économique homogène.

Chaque année sera fixé un prix d’équilibre par produit correspondant à un niveau de rémunération équitable car les agriculteurs ont besoin de visibilité pour produire durablement.
Ce prix d’équilibre sera différencié par grande zone économique homogène, regroupant des pays ayant des niveaux de développement et des problématiques de croissance proches.

3. Déterminer des plages de variation libres de toute régulation et un processus de négociation obligatoire au-delà.

Une plage de variation libre de toute régulation sera définie autour de ces prix d’équilibre par négociation internationale. Au delà de cette plage, un processus de négociation obligatoire sera engagé. S’il échouait tout Etat pourrait décider d’appliquer une clause de sauvegarde.

4. Constituer des stocks d’intervention gérés au plan international.

Un des moyens d’action prioritaire de la communauté internationale, en cas de dérapage des marchés, sera d’utiliser des stocks d’intervention publics, dont la constitution et l’emploi seront définis par l’OMA (organisation mondiale de l’agriculture).

5. Engager sur des nouvelles bases des négociations pour réduire les aides et subventions.


L’application de ces principes conduira à une réduction des subventions à l’exportation et des aides internes beaucoup plus surement que des négociations à l’OMC car les risques de dérapage des marchés seront limités.

6. Instituer un système de prélèvement-restitution par zone économique homogène.

Les échanges entre zones économiques se feront en appliquant des prélèvements ou restitutions entre zones lorsque les prix de marché se situeront en dehors de la plage de variation libre des prix.

7. Favoriser l’investissement vers les pays les plus pauvres.

Dans les pays pauvres, la référence aux prix d’équilibre et la définition des plages de variation tiendront compte des objectifs de développement pour favoriser les investissements. Ils ont, en effet, grandement besoin de visibilité pour développer leur agriculture, base de leur développement économique et de leur sécurité alimentaire.

8. Mettre en place des comités de suivi et de coopération par produit.

Chaque secteur agricole sera suivi par un comité regroupant les pays producteurs et un panel de pays consommateurs. Des comités de coopération transversaux seront constitués: phytosanitaire, recherche, sécurité alimentaire.

9. Créer un Conseil de sécurité Alimentaire Mondial.

Un Conseil permanent, le Conseil de sécurité alimentaire mondial, regroupant une vingtaine d’Etats représentant les cinq continents prendra les décisions de régulation. Ses membres changeront par roulement. Une Assemblée générale donnera chaque année les grandes orientations.

10. Utiliser des instruments de pilotage et d’aide à la prise de décision comme le modèle Momagri et l’agence de notation.

Le modèle momagri et l’agence internationale de notation fourniront les simulations et les indicateurs pertinents pour aider aux prises de décision.

Le momagri, mouvement pour une organisation mondiale de l’agriculture, est un think tank présidé par Pierre Pagesse qui alerte sur les risques que fait courir la « banalisation actuelle » des politiques agricoles pour l’avenir de l’humanité. L’application de ces dix propositions revêt donc un caractère fondamental, celui d’un « service international de régulation » de l’agriculture et de l’alimentation.

Contacts presse : + 33 (0)1 43 06 42 70

Dominique Lasserre, dominique.lasserre@momagri.org
+ 33 (0)6 62 23 34 45
Julie El Ghouzzi, julie.elghouzzi@momagri.org

Site web : www.momagri.org
Haut de page
Communiqués de presse
Paris, le jeudi 20 juin 2019