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| Chiffres-clés de l’Agriculture |
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La France est-elle encore une grande puissance agricole ? |
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La France est
- 1er producteur et 2ème exportateur agricole de l’Union européenne (UE)1
- 8ème producteur2 et 4ème exportateur agricole dans le monde3,
… et ce malgré une concurrence européenne et internationale accrue. |
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La France fait donc toujours partie des puissances agricoles de la planète, témoignant du dynamisme et la compétitivité de son agriculture.
Cela fait dire à certains que « nous avons avec notre agriculture de l’or dans les mains ».
Mais face à l’ambition affichée des Etats Unis, du Brésil ou de la Russie, dans un environnement non régulé, la compétitivité de l’agriculture française est fragilisée, y compris vis-à-vis de l’Allemagne au sein même de l’Union.
Cette question doit être au cœur des priorités nationales et guider les choix politiques à venir.
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| Des politiques favorisant l’innovation et la stabilité des prix à l’origine de la puissance agricole française au XXème siècle |
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Au-delà de ses atouts géographiques et fonciers, la force de l’agriculture française a longtemps reposé sur des atouts en termes d’innovation et de recherche agronomique, priorité politique de tous les gouvernements de la seconde moitié du XXème siècle.
Les résultats ont été à la hauteur des objectifs, avec des gains de productivité exemplaires, qui ont permis de hisser la France en tête du peloton des agricultures ayant les plus hauts rendements.
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Rendements et productivité
dans les principaux pays producteurs mondiaux4
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Une PAC régulatrice a grandement favorisé un cadre institutionnel favorisant la stabilité des prix et par conséquent, les investissements productifs favorisant la croissance de la production agricole.
La France figure ainsi parmi les 5 premiers producteurs mondiaux pour une variété de produits : le blé, qui constitue l’aliment de base de plus d’un tiers de la population mondiale5 , la betterave à sucre, le colza, ainsi que plusieurs fruits et légumes6.
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| Une puissance aujourd’hui remise en cause par le démantèlement de la PAC et une concurrence difficilement soutenable. |
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Les positions concurrentielles de l’agriculture françaises s’érodent de manière constante depuis plus de 10 ans : en 1995, la France était encore le sixième producteur et le second exportateur agricole mondial7.
Les causes de cette dégradation sont attribuées aux facteurs suivants :
- Le démantèlement de la Politique Agricole Commune qui a fragilisé la plupart des agriculteurs français et européens par une exposition plus forte à la volatilité des prix.
- L’émergence de grandes puissances agricoles, telles le Brésil, la Chine ou l’Inde, qui ont la capacité de pratiquer des prix issus d’un dumping social ou environnemental.
- Et enfin, la perte de compétitivité de l’agriculture française au sein de l’Union européenne, conséquence de l’absence d’harmonisation fiscale et sociale et de charges salariales plus élevées en France8.
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Pour momagri, sortir de cette spirale négative est possible : il faut impérativement replacer la production au cœur des politiques agricoles afin soutenir la productivité et la compétitivité de l’agriculture française.
Cet impératif suppose de continuer à investir pour encourager l’innovation et, parallèlement, de mettre en place des politiques de régulation visant à réduire la volatilité des prix agricoles, dont les effets sur l’investissement sont négatifs. |
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1 Statistiques 2011 Eurostat et Global Trade Atlas
2 Statistiques 2010 FAO
3 Statistiques 2011 Global Trade Atlas
4 D’après les statistiques 2011 FAO et 2010 Banque mondiale
5 Centre de Recherches pour le Développement International
6 FAO Stat, 2009, production en valeur
7 Statistiques FAO et OMC
8 Rapport Assemblée nationale du député Bernard Reynès, « Etude et propositions concernant les enjeux du coût de main d’œuvre dans le secteur de la production agricole », juin 2011. |
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| | Paris, le vendredi 24 mai 2013 |
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