Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Pierre Pagesse,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.
Chiffres-clés de l’Agriculture
Avec près de 40% de la population active mondiale, l’agriculture est le premier pourvoyeur d’emplois de la planète
 
L’agriculture emploie plus de 1,3 milliard de personnes dans le monde, soit près de 40% de la population active mondiale1.

Dans une cinquantaine de pays, l’agriculture emploie la moitié de la population, voire jusqu’à 75% pour les plus pauvres2.

L’agriculture est le premier pourvoyeur d’emplois de la planète.

L’agriculture, 1er secteur d’activité dans de nombreuses régions du monde


Si l’agriculture ne représente plus que 4,2% des emplois directs dans les pays développés, ce secteur emploie encore plus de 52% de la population active en Afrique et en Asie et 59% en Océanie.

Ces chiffres ne doivent pas faire oublier que la proportion d’agriculteurs a baissé au cours du 20ème siècle3 dans toutes les régions du monde : de 35% à 4,2% dans les pays développés entre 1950 et 2010, et de 81% à 48,2% dans les pays en développement4.

Lorsqu’il n’est pas compensé par le développement de l’économie, notamment de l’industrie agro alimentaire, cet exode rural se traduit par un accroissement de la pauvreté.
 
La dérégulation des politiques agricoles conduit à un exode rural toujours important et une progression de la pauvreté.

Dans les pays en développement, cet exode a pris en partie sa source dans la progression de la pauvreté rurale. La baisse des prix agricoles conjuguée à une concurrence internationale non soutenable a contraint nombre d’agriculteurs à quitter la terre5.

Ce n’est pas par hasard si le gouvernement chinois garantit à ses paysans un prix d’achat des céréales d’environ 250 € la tonne6.

Dans les pays développés, des progrès technologiques et scientifiques ont permis des gains de productivité dans l’agriculture. L’émigration rurale qui s’en est suivie a été un atout pour le développement d’industries nouvelles. Cette dynamique l’est cependant de moins en moins, faute d’alternative à offrir aux emplois agricoles.

De nos jours, la dérégulation des marchés agricoles (qui rend aléatoire la garantie de prix rémunérateurs…), tend à accélérer cette émigration alors même que la crise économique ne permet pas d’accueillir le flux migratoire qui en résulte.

Afin d’enrayer cette spirale de l’exode rural synonyme d’accroissement de la pauvreté, dans les pays en développement comme dans les pays développés, momagri plaide en faveur d’une régulation des marchés agricoles.

Cette régulation devra avoir pour objectif des revenus stables et rémunérateurs, permettant aux agriculteurs de vivre de leur activité.

1 FAOStat, en 2011, avec une population active estimée à 3,3 milliards de personnes dans le monde.
2 Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA), 2011.
3 60% de la population active mondiale en 1950
4 FIDA et Organisation Internationale du Travail (OIT)
5 Marcel Mazoyer, Développement agricole inégal et sous-alimentation paysanne.
6 Pierre Pagesse, Quels enseignements retenir de la politique de sécurité alimentaire de la Chine ?, http://www.momagri.org/FR/tribunes/Quels-enseignements-retenir-de-la-politique-de-securite-alimentaire-de-la-Chine-_867.html
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Paris, le mercredi 20 août 2014