Mouvement pour une Organisation Mondiale de l'Agriculture
momagri est un think tank présidé par Christian Pèes,  qui rassemble des responsables du monde agricole
et des personnalités d’horizons extérieurs (santé, développement, stratégie et défense,…).
Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation
(modèle économique, indicateurs,…) et en formulant des propositions pour une politique
agricole et alimentaire internationale.

Les prix alimentaires continuent d’augmenter, la FAO et la France s’inquiètent

14 Février 2011



Une première alerte avait été lancée début janvier 2011 avec une nouvelle flambée des prix alimentaires1. Depuis, l’indice des prix de la FAO qui mesure les variations des cours de 55 denrées n’en finit pas de crever le plafond. Cet indice n’a en effet jamais été aussi haut depuis sa création en 1990.

Pour le mois de janvier, celui-ci est en hausse de 3,4% par rapport à décembre 2010, et s’établit à 231 points, alors qu’au plus fort de la crise alimentaire en 2008, il s’établissait à 200 points.

Il est important de noter qu’en ce début d’année de 2011, le processus se poursuit et que les prix alimentaires connaissent une forte hausse pour le septième mois consécutif. Et pour le moment, rien ne laisse présager que cet indice va fléchir. C’est l’avis d’Abdolreza Abbassian, économiste et expert en céréales de la FAO qui a déclaré : « La pression à la hausse des prix alimentaires mondiaux ne montre pas de signe d'essoufflement ».

Sur fond de cette flambée, l'Etat français et la FAO ont lancé, vendredi 4 février à Rome, une mise en garde contre des « risques d'émeutes » à travers le monde. « Ces hausses et cette volatilité des prix vont continuer dans les années à venir si rien n'est fait pour remédier aux causes profondes du déséquilibre du système agricole international », a notamment affirmé Jacques Diouf.

Pour la France, la question de la volatilité des marchés de matières premières agricoles, à l'ordre du jour du G20, est donc plus que jamais d'actualité. Rappelons que dans cette optique, Bruno Le Maire, représentant l’Etat français à Rome, a rappelé les quatre points d’interventions défendus par Nicolas Sarkozy :

    - Une meilleure transparence sur les stocks internationaux via un système de statistiques, d’échanges d'information et d’outils d'intervention plus rapide ;
    - Un meilleur contrôle sur les marchés physiques et financiers afin d'obtenir des prix « plus stables et moins volatils » ;
    - La mise en place d’une concertation internationale entre gouvernements, institutions multilatérales et opérateurs du marché ;
    - La relance des investissements agricoles.
Des propositions qu’il est désormais urgent de faire accepter par la communauté internationale dans son ensemble si l’on souhaite agir contre les flambées de prix alimentaires. C’est aujourd’hui la difficile tâche que doit endosser et défendre la France avant la tenue du G20 en novembre…



1 Cf. article momagri du 17/01/11 : http://momagri.org/FR/regards-sur-l-actualite/Les-prix-alimentaires-n-ont-jamais-ete-aussi-hauts-depuis-2008_820.html
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Paris, le jeudi 20 juin 2019